Gong - Live In Paris - Bataclan 73

Gong – Live In Paris - Bataclan 73 11.90€ A télécharger
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  • Référence distributeur : : MAN0903206
  • Code-barres EAN 13 : : 3700403501650
  • Code prix : : CPFG039
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TITRES
PRESENTATION

Retrouvez le son des 70’s avec les "Vynil Replica" : EDITION RARE À COLLECTIONNER !

Ces rééditions disposent de tous les ingrédients indispensables à un véritable disque de GONG… La formation d’origine… Daevid Allen’s (guitare), Gilli Smythe (voix), Tim Blake (crystal machines), Steve Hillage, Mike Howlett, Pierre Moerlen (percussion) et Didier Malherbe (cosmic sax !).

Gong live à Paris (Bataclan) et Sheffield (UK), deux chef-d’œuvres de Captain Capricorne ! Les plus hypnotiques des performances de Daevid Allen et de GONG enfin disponibles dans une édition d’origine ! Bienvenue sur la planète GONG !

LE RETOUR DU CAPITAINE CAPRICONE

Daevid Allen, le Capitaine Capricorne, créateur du GONG, un des groupes musicaux les plus féconds des années 70, est de retour, après 10 ans d’absence.

Rappelez-vous, Radio-Gnome Invisible, les Flying-Teapots, Pot-Head-Pixies et autres Docteurs d’Octaves … C’était lui.

À la suite de la séparation et dispersion du groupe en 1978, dans des conditions mystérieuses et bouleversantes, Daevid s’en est allé aux Etats-Unis, puis en Australie, son pays d’origine. Là-bas, il a côtoyé les deux courants les plus extrêmes de la civilisation terrienne : les Aborigènes dans le Nord et les « New Age People » à Byron Bay. Il a également rencontré beaucoup de kangourous, des maîtres spirituels anti-gourous, des poètes, des musiciens, et des femmes, avec qui il reforme aujourd’hui « The Invisble Company of Tibet » et pratique, en stages, la « Zéro Initiation », expérience d’énergie de groupe et de Re-Birthing, en Angleterre et bientôt en France.

Verra-t-on un jour une « GONG REUNION » sur une scène parisienne ? Après un long silence, la première interview de Daevid Allen en France a été pour nous.

LUNDI 7 MARS : UN APPARTEMENT LONDONIEN, A EARLS COURT.

C’est Daevid lui-même qui nous ouvre la porte ; il a mûri mais il est éclatant de jeunesse. Nul ne pourrait imaginer qu’il va fêter cette année son cinquantième anniversaire ! Ses cheveux blonds, raccourcis, sont devenus blancs et argentés, mais ses yeux bleus sont toujours lumineux et son sourire malicieux. Son abord est des plus chaleureux ; nous nous embrassons avec émotion et déjà le temps et l’absence ont disparu pour laisser place à un présent infini. Nous nous sommes quittés hier, en 1978, nous nous retrouvons aujourd’hui, en 1989, avec mille questions et mille réponses, au cœur et sur le bord des lèvres. Un nouveau cycle commence.

  • Daevid, pourquoi as-tu décidé, à un moment où tout semblait vous réussir, de mettre fin à l’expérience du groupe GONG ?
  • J’ai toujours eu une conception très particulière de la musique. À mon point de vue, il n’y a pas de raisons de faire une musique populaire, simplement pour la gloire personnelle ou des raisons financières. Ce n’est pas suffisant pour moi ; j’ai besoin d’un but plus élevé. J’ai besoin de sentir que, quelque part, j’aide à un changement sociologique, à une évolution de l’espèce humaine. Si je n’ai pas, ou plus, ce sentiment, ce feeling, je n’ai aucune raison de continuer ! Quand GONG a commencé à devenir célèbre, spécialement en Angleterre, avec la sortie des disques Virgin, beaucoup de gens sont venus vers nous et surtout des professionnels dont la motivation principale était l’argent et le pouvoir. Cela a eu pour effet de séparer le groupe en deux : une partie attirée par le côté matériel et les drogues (on proposait parfois de nous payer avec une valise de cocaïne !), une autre partie ayant ma vision des choses et pensant que nous devions rester aussi clairs et « clean » que possible, afin d’être efficaces dans la voie que nous nous étions fixés. Bien qu’ayant moi-même expérimenté la drogue, avec le reste du groupe, je pensais, qu’arrivé à ce point, elle devenait illusoire et nuisible à notre action. Il faut savoir, qu’invisiblement, la drogue ouvre des fenêtres et même provoque des trous dans le corps magnétique de l’être humain. L’individu n’a plus le contrôle des énergies qui pénètrent par ces brèches et c’est alors que cela devient dangereux. Nous donnions, à cette époque, des concerts devant des milliers de personnes. Le pouvoir de la musique est énorme et faut savoir le contrôler. À cause des drogues, nous n’avions plus le contrôle total de l’énergie qui, de positive, se transformait en négative. J’avais parfois des visions surréalistes et horrifiques d’une audience ressemblant à des tableaux de Bosch, angélique, puis subitement, démoniaque ! Que cela soit subjectif ou objectif, c’était ma réalité et je sentais de lourdes énergies matérialistes passant à travers la musique à ce moment-là. En ce qui me concerne, je voulais maintenir un niveau de hautes énergies et élever la sensibilité des gens qui nous écoutaient. La musique est un pouvoir ; j’étais le canal qui le transmettait, mais je n’étais plus capable de l’utiliser tel qu’il se devait. Comme je désirais ardemment utiliser ce pouvoir correctement la seule chose à faire était de m’extraire de cette situation. C’est ce que je fis, espérant trouver le lieu et le temps où j’apprendrais la juste utilisation de cette incroyable puissance musicale. Je décidai donc de rompre le contrat avec Virgin Records, et partis pour Deya, aux Baléares, où je possédais une petite maison. Là, j’eus une très forte expérience intérieure à travers la médiatisation, qui semblait me dire que, si je demeurais très pur pendant quelques années, je pourrais créer une nouvelle sorte de musique acoustique et électronique qui serait un nouveau départ pour moi. Je commençai donc une difficile ascèse.

LE VOYAGE AU BOIT DE LA NUIT

Après une dernière « Gong Réunion » à l’Hippodrome de Paris, je donnais quelques concerts de « floating anarchy », détruisant petit à petit l’image élitiste de la rock star et arrivant finalement à un complet sabotage de moi-même et de mon impact dans les médias. Une autre brève tournée autour des U.S.A. où je continuai à désintégrer mon être complètement, et commença alors, ce que j’appelle « the dark night of the soul », la nuit sombre de l’âme ; toutes mes connections étaient interrompues, tous mes maîtres disparus ; cela devint si sombre qu’il ne me restait plus qu’à repartir pour l’Australie, back home, vers mes racines. J’y arrivais juste à temps pour voir mourir mon père.

J’avais quitté l’Australie à l’âge de 21 ans, j’y revenais à l’âge de 42 ans ; toujours des cycles de 7 ans. Je partis vers l’Australie pour mourir et renaître. J’étais au bord du suicide, lorsque mon fils Toby est né (il a maintenant 6 ans ; j’ai deux autre fils de ma première compagne Gilly Smyth, Tali et Orlando, qui ont respectivement 15 et 13 ans). Ce fut un signe du ciel qui me donna l’espérance et la force de continuer. Une aube nouvelle pointait à l’horizon.

RENAISSANCE EN AUSTRALIE, LAND OF THE NEW-AGE

Je partis vivre seul dans la montagne où je composais « Drones », 7 notes continues en correspondance avec les 7 chakras (centres énergétiques invisibles du corps humain), une musique spécifique utile à la méditation et à l’éveil. Puis je rencontrai Jo Moriaty, un américain qui enseignait le Rebirthing (Re-naissance) ou C.C.B. (Conscious Connected Breath). Le Rebirthing, développé aux Etats-Unis par Léonard Orr, est un processus qui, par l’intermédiaire d’une technique respiratoire très particulière (l’hyperventilation), permet à l’adulte d’entrer en contact avec le traumatisme de sa naissance, parfois douloureux, pour le transmuer en une expérience génératrice. Ce fut pour moi une extraordinaire expérience et je me mis à étudier avec Jo Moriaty afin de devenir moi-même un « rebither », expert en cette technique, que je pratique et enseigne maintenant en Europe.

Peu après j’entendis parler d’une femme arrivant de Hawaï, qui avait été initiée dans les Écoles des Mystères de l’Himalaya. J’ai toujours été passionné par la Tradition Ésotérique, qui est le système caché derrière la structure de toutes les religions, le fond de la forme en quelque sorte, la source d’où tout découle… Je partis donc étudier avec cette femme, Loy Young, pendant 2 mois intensivement. J’appris avec elle comment utiliser la musique en relation avec les enseignements ésotériques et commençais à comprendre comment ce pouvoir pouvait être mis en œuvre avec douceur. Loy et Robert Young m’enseignèrent également à diriger des workshops (ateliers) d’énergie de groupes, basés sur l’ouverture de l’être dans la confiance mutuelle et un sentiment de sécurité totale dans l’égalité. L’important est de créer ce climat de sécurité et de confiance, car lorsque vous êtes confiant, vous vous ouvrez et vous pouvez alors recevoir.

Quant à moi, j’avais enfin trouvé ce que je cherchais ; je me sentais prêt. Je commençais à écrire de nouvelles musiques et chansons en prévision de mon retour back OM. Je vivais alors à Byron Bay, probablement l’un des lieux les plus impliqué dans le Mouvement New Age (Nouvel Âge) sur la planète actuellement. Un endroit merveilleux, situés à la pointe Est de l’Australie, en face de la côte californienne. Depuis 3 ou 4 ans, c’est devenu un centre où beaucoup de gens venant de Californie et d’ailleurs, sont réunis. Presque tous sont des thérapeutes du corps et de l’âme, expérimentant les idées et les techniques du Nouvel Âge. Il y a aussi un Institut d’Études de la communication avec les dauphins.

Une conscience très aiguë de la « New-Age Culture » se développe tout autour de l’Océan Pacifique (Australie, Californie, Japon, Polynésie …), considéré comme l’un des océans encore non pollué et chargé d’intenses vibrations bienfaisantes (son nom même est un symbole de paix).

LES FRANÇAIS DECONNENT DANS LE PACIFIQUE

Aussi, vous pouvez imaginer comment tout le monde, là-bas, réagit aux tests nucléaires français en plein milieu de cet océan ! Les Français, au nez et à la vue de tous, empoisonnent le cœur de l’Océan Pacifique et sabotent les militants de Green Peace. Les Australiens sont scandalisés par cette politique et le peu de réactions qu’ils enregistrent de la part du peuple français, évidemment très mal informé. L’affaire du « Rainbow Warrior » (encore un nom symbolique) a été ressentie comme une véritable atteinte à l’intégrité individuelle et nationale. J’ai eu moi-même l’impression qu’une bombe explosait à l’intérieur de ma propre maison. Il est triste de voir que beaucoup d’Australiens ou de Néo-Zélandais pensent qu’il n’y a pas d’alternative ou de gens conscients en France. Pour eux, les Français sont tous conservateurs, « red necks », fascistes. J’essaye de leur expliquer qu’il y a aussi en France des gens évolués, libérés qui n’approuvent pas le gouvernement. Il y a quelques « freaks » français là-bas qui sont horrifiés aussi… Mais aucun signe de quelque résistance ou mouvement, venant de la France, contre cette politique abusive et intolérable. Les habitants de cette partie du monde sont désespérés car il semble qu’il n’y ait aucun moyen de toucher ou d’influencer le gouvernement français, pour qu’il cesse ses expériences mortelles. Déjà, dans beaucoup d’endroits, l’eau et les plages sont contaminées et les poissons meurent. J’ai souvent ressenti, quand je vivais sur la plage, les effets des tests nucléaires : l’atmosphère change, devient pensante et étrange, comme en état de choc. Il n’y a rien de tangible ou de matériel mais l’on ressent un état de ténèbres, de mort latente ; on se sent réellement effrayé et sans espoir. Souvenez-vous de ce que vous avez ressenti à l’annonce de la catastrophe de Tchernobyl ; il y a un Tchernobyl tous les mois dans le Pacifique ! Mais ce n’est pas un accident, c’est délibéré. Les Français testent beaucoup plus de bombes dans le Pacifique qu’ils veulent bien l’admettre ! Il faudrait que le peuple français se rende compte de ce qui se passe là-bas et s’organise pour soutenir des associations comme Green Peace. Des délégations et des journalistes devraient se rendre sur place et enquêter sur la situation. C’est dur à dire, mais si un jour, la nourriture et la boisson du Club Méditerranée de Polynésie, venaient à être polluées, là alors, peut-être, le gouvernement français réagirait-il ? Tout le monde pense que l’Australie c’est bien loin ! J’en arrive et je pense qu’aujourd’hui, au XXème siècle, c’est très près ; c’est sur la planète Terre, à quelques heures d’avions de Londres ou de Paris. Les Australiens sont stupéfaits de constater que les Français, qui sont si intellectuellement évolués et si intelligents, peuvent rationaliser cette idée que ce qui est loin n’est pas sur leur planète et qu’ils n’en sont pas solidaires. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de revenir en France. Pour parler de cela, j’ai écrit une chanson dont le titre est « Away… Away » (Au loin… Au loin). J’aimerais trouver un chanteur français suffisamment engagé pour la chanter avec moi et faire prendre conscience à tous de l’urgence du problème du Pacifique.

ABORIGENES

  • As-tu eu l’occasion de rencontrer les Aborigènes d’Australie et comment réagissent-ils aux chocs des civilisations ?
  • Bien sûr, je les ai rencontrés souvent. Je suis allé très loin dans les terres au Nord où ils vivent ; j’ai également connu des poètes et des musiciens aborigènes à Melbourne ou à Sidney. Le problème avec les Aborigènes d’Australie est que leur civilisation est si ancienne… si ancienne ; ils sont sans doute le dernier exemple de la toute première race humaine sur la planète. À cause de cela, je ne pense pas qu’ils puissent être réellement intégrés dans le nouveau pays que l’Australie est en train de devenir. Ils peuvent être respectés et si possible compris, mais la différence est si énorme entre ces deux pôles extrêmes de civilisation, qu’elle provoque des conflits et d’inextricables incompréhensions. Je ne sais pas quelle est la solution. J’ai participé à des discussions publiques avec des leaders aborigènes ; le dialogue est difficile dans le sens où ils considèrent que, étant blanc, je suis responsable de ce qu’on fait mes grands parents ! « Je ne veux, en aucune façon, être associé à ce qu’on pu faire mes grands parents, leur ai-je dit, et s’ils me voyaient maintenant, ils me tueraient avant vous, car ils me considéraient encore plus illégal que vous ! » Mais pour les Aborigènes ce raisonnement est incompréhensible ; ils ont une connaissance directe et simple : pour eux, la famille est une entité indivisible ; eux et leurs ancêtres sont les mêmes ; ils ne peuvent pas se rebeller contre leurs ancêtres ou s’ils le font, ils meurent. Partout dans le pays, les Aborigènes qui essayent de vivre comme les blancs meurent d’alcoolisme ou ils se suicident en prison. Juste avant que je quitte l’Australie, un de mes chers amis aborigènes, poète brillant et fantastique musicien, s’est suicidé et ce fut une tragédie. Pour moi, il n’y avait aucune différence entre nous, sauf celle de la race. De ce fait, mes opportunités étaient grandes et les siennes très limitées ; mais en terme de talent, il aurait pu être à ma place et même faire mieux que moi.
  • Les Aborigènes sont-ils maltraités en Australie ?
  • Les Conservateurs ou « Red Necks » sont très agressifs envers les Aborigènes. On peut parler d’un « Deep North » australien, comme on parle du « Deep South » aux Etats-Unis. Dans ces territoires, la police les traite très mal et d’épouvantables histoires circulent. De toutes façons, quand les Anglais sont arrivés en Australie, il y a deux siècles, ils ont tués tellement d’Aborigènes qu’il en reste très peu maintenant ; ils ont peu de chance de survie. Pourtant, aujourd’hui, on observe un phénomène très curieux : beaucoup de jeunes Australiens, que l’on appelle les « Aborigènes blancs » vont vivre dans les forêts, essayant d’apprendre et sauver le plus de secrets possibles de cette civilisation en voie de disparition. On dit que certains Aborigènes noirs se « réincarnent » dans les corps blancs, afin de continuer la tradition. C’est un peu difficile à croire pour les sceptiques, mais de toutes façons les sceptiques, ne croient en rien ! (sourires).

Je connais un homme que je considère comme mon frère, il s’appelle Burnam Burnam : le seul Aborigène qui ait étudié la profession d’avocat. Mais les blancs étaient si effrayés par lui qu’ils ne l’ont jamais autorisé à obtenir son diplôme officiel. Il est très cultivé et comprend très bien la pensée occidentale ; en même temps, il a un accès de traditions aborigènes. En fait c’est un roi tribal ; il aurait pu être le roi de Melbourne, mais l’avant-garde des Aborigènes ne le suit pas non plus. Ainsi, même si quelqu’un a les capacités pour combler le fossé, il est attaqué et incompris à la fois par les deux factions, blanches et noires. Il est venu en Angleterre, il y a quelques mois. Il a planté un drapeau aborigène à Douvres et déclaré : « Je suis venu pour proclamer que l’Angleterre est mon territoire ! ». Il a eu un gros succès médiatique ! Nous avions ensemble le projet d’aller dans le désert étudier les lignes de forces telluriques ; en effet, il est, au cœur du désert australien, un point extrêmement puissant telluriquement appelé « Ayers Rock ». Ce point est considéré par les ésotériques mondiaux comme le Chakra de base de la planète, le centre énergétique où sa « Kundalini » (Rainbow Snake ou Énergie Vitale) est enroulée.

HARMONIC CONVERGENCE

  • Je sais que tu as toujours été très actif en ce qui concerne les manifestations planétaires et cosmiques, qu’en a-t-il été récemment ?
  • Effectivement, le sort de la planète et de l’humanité est quelque chose qui me préoccupe, à juste titre il me semble. Il y a deux ans, a eu lieu, dans le monde entier, une cérémonie de « Convergence Harmonique » : des milliers de personnes méditant ensemble, à une heure précise, lors d’une configuration astrologique particulière. Celle-ci sonnait le glas d’une époque révolue et le commencement d’un nouveau calendrier cosmique. Il y a eu beaucoup de prédictions dans les Temps Anciens, à propos de cette datte de 1987 ; l’une d’entre elles disait que si au moins 144 000 personnes méditaient ce jour là dans le monde, un nouveau niveau de conscience serait enseigné sur la planète. À ce que je sache, ce nombre a été largement dépassé. En Australie, l’impact a été énorme ; j’étais l’un de ces méditants et dans les semaines qui ont suivi, se sont produits pour de mystérieux et positifs évènements qui ont aboutis à mon arrivée en Angleterre. Le 13 février 1988 a également été un jour décisif ; nous avons procédé à un « Earth Link » * (Liaison Terrestre), une sorte de Convergence Harmonique restreinte, dont le but était de relier Ayer Rocks en Australie, à Glastonberry en Angleterre. Glastonberry, où Gong a souvent participé à des festivals de musique cosmique est aussi un point tellurique très fort, considéré comme le Chakra du Cœur de la planète. Il était minuit à Glastonberry lorsque nous nous sommes réunis pour méditer et il faisait très froid. En revanche, il faisait très chaud à Ayers Rock, où était réuni l’autre groupe. C’est une des raisons principales de ma venue en Europe, relier ces deux lieux extrêmement importants et petit à petit réveiller les méridiens de la planète afin de lui permettre de respirer correctement à nouveau. La planète a été très malade ces derniers temps et évidemment, tester des bombes dans l’Océan Pacifique est le meilleur moyen de lui donner de violents maux d’estomac ! (rires).

MEDITATION MUSIC

  • Musicalement, quelle a été ta démarche pendant ces dernières années ?
  • En Australie, j’ai eu l’occasion de jouer avec des musiciens aborigènes ; ils font une musique très primitive mais très puissante. Ils ont un instrument à vent fabriqué dans une longue branche d’arbre ; le son en est grave et profond. J’ai utilisé dans un de mes « Drones » (sons continus), celui relatif au premier Chakra et correspondant à la note Do ; c’est le son de Ayers Rock, en relation avec les énergies primaires, les racines de la terre et de l’être humain. Les six autre Drones (Re-Mi-Fa-Sol-La-Si) correspondent aux six autres Chakras ; instruments, sons et timbres en sont spécifiques. Nous savons que chaque note de la gamme est en correspondance avec une couleur de l’arc-en-ciel, des parfums, des attributs psychologiques, des sentiments, des ondes, des fréquences… Or, si tout vibre dans l’univers, tout a une fréquence, donc tout est relié aux notes et à la musique. D’où le pouvoir illimité de celle-ci et les possibilités qu’elle engendre, dans le domaine curatif, par exemple. J’ai enregistré une cassette pour chacun des « Drones », qui sont une aide précieuse à la méditation.
  • Où peut-on retrouver ces cassettes ?
  • Elles sont distribuées par l’intermédiaire du G.A.S. ** (Gong Appreciation Society ou Good Always Survives…), l’ancienne Association de GONG qui existe toujours en Angleterre. Le G.A.S. édite aussi une revue où l’on peut s’informer de nos activités musicales et la date des workshops.

ZERO INITIATION WORKSHOPS

  • En quoi consistent exactement ces Ateliers d’Initiation Zéro ?
  • Ce sont d’intensives situations de groupes qui durent environ 60 heures du vendredi au dimanche. Ces stages nécessitent un lieu confortable et bien aménagé (tels les New-Age Centre) où les participants puissent vivre ensemble continuellement pendant cette période. Au début les gens sont invités à exprimer leurs buts et ce qu’ils désirent atteindre pendant le workshop. Dans 80% des cas, ils réalisent plus qu’ils n’avaient espéré. C’est le pouvoir de l’énergie de groupe qui le permet ; c’est une évolution « en serre » rapide et concentrée. Il faut vivre cette expérience, il est difficile d’en parler. Je dirige ces séances, avec Wandana ma nouvelle compagne, mais il n’y a pas de « Gurus » ; nous appelons cela « Leadership Through Equalty for the New Age » c’est-à-dire « Direction à travers l’Égalité pour le Nouvel Âge » ; dans la période qui vient, nous serons tous des leaders aux responsabilités également partagées. Il ne sert à rien de s’en remettre à une autorité supérieure, il faut commencer, ici et maintenant à agir par nous-même au moyen de notre intuition plus que de notre mental : c’est une question de choix et nous sommes responsables de nos choix : nous pouvons choisir d’être puissant et optimiste ou impuissant et désespéré. Ces thérapies de groupe incluent des séances de Re-Birthing, dont le but est d’en finir une fois pour toutes avec les traumatismes et les conditionnements du passé. Re-Naître. Beaucoup d’Américains et d’Australiens sont déjà familiarisés avec ces idées. Nous allons les développer en Europe. Wandana et moi désirons organiser le plus de workshops possibles et enseigner à d’autres personnes comment les conduire. Je ne peux que recommander à tous ceux qui sont intéressés, de venir nous trouver.
  • Financièrement, cela se passe comment ?
  • Le coût est variable en fonction des possibilités de chacun.

PROJETS

  • Qu’est-ce que « L’invisble Company of Tibet » ?
  • C’est le nom de mon groupe actuel ; pour l’instant nous sommes 6 dont une femme : Wandana, qui chante et joue de l’harmonium indien. Didier Maherbe s’est joint à nous aux sax et flûtes, ainsi que Sheymel Maîtra aux tables et percussions, Harry Williamson à la guitare, et Graham au violon électrique.

Pour ma part, j’ai de nouvelles chansons et, bien sûr, la guitare glissando. L’atmosphère que dégage notre musique est tout-à-fait relative à celle des workshops.

J’envisage de renouer avec Steve Hillage, comme producteur, puisque maintenant il réussit très bien dans ce domaine (il a produit de bons albums entre autres celui de Cock Robin) ; et avec Didier Malherbe en France. Je voudrais organiser de petites formations, qui resterons des groupes « d’amateurs inspirés » plutôt que des virtuoses du show-biz, car c’est à, mon avis, le seul moyen de garder à la musique son inspiration et sa direction, qui est, comme je l’ai dit de transmettre au public le maximum de vibrations positives et régénérantes. La musique mènera aux workshops, de même que les workshops pourront conduire à la musique. Tout est ouvert… C’est une nouvelle Aventure ; nous travaillerons avec ceux qui, comme nous, se dirigent vers le Futur.

  • Envisages-tu une GONG REUNION avec tous les musiciens ayant participé au groupe, dans les années 70 ?
  • Cela serait amusant effectivement, nous pourrions faire un concert par an, à Paris, tel le groupe Fairport Convention, qui se réunit une fois par an à Oxford. Oui, ce serait fantastique d’avoir un Festival Gong annuel ! Quand j’ai créé GONG, on me parlait de Soft Machine, aujourd’hui on me parle de GONG ; peut-être dans 10 ans me demandera-t-on de faire une Réunion de l’Invisible Company of Tibet ! 10 après ce sera la Nuclear Mystery Temple Reunion, puis on me parlera de la Musique du Silence et alors là, je dirais : CHUTttt…

Propos recueillis, traduits et complétés par JESSICA CHECLER.

Biblio : Re-Naître, une autre manière de vivre, Dominique Levadoux chez Stock.

  • EARTHLINK P.O. THORA – 2454 NSW – AUSTRALIA.
  • G.A.S. – 15 Malvern RD – DEWSBURY – W YORKSHIRE – WF 127 JX – UK.
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