Gong - Live at Sheffield - 1974

Gong – Live at Sheffield - 1974 11.90€ A télécharger
  • Référence FGL : : MAN0903207
  • Référence distributeur : : MAN0903207
  • Code-barres EAN 13 : : 3700403501667
  • Code prix : : CPFG039
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TITRES
PRESENTATION

Retrouvez le son des 70’s avec les "Vynil Replica" : EDITION RARE À COLLECTIONNER !

Ces rééditions disposent de tous les ingrédients indispensables à un véritable disque de GONG… La formation d’origine… Daevid Allen’s (guitare), Gilli Smythe (voix), Tim Blake (crystal machines), Steve Hillage, Mike Howlett, Pierre Moerlen (percussion) et Didier Malherbe (cosmic sax !).

Gong live à Paris (Bataclan) et Sheffield (UK), deux chef-d’œuvres de Captain Capricorne ! Les plus hypnotiques des performances de Daevid Allen et de GONG enfin disponibles dans une édition d’origine ! Bienvenue sur la planète GONG !

Gong – Live at sheffield 1974

Daevid Allen (Dingo Virgin) : guitare, chant. Gilli Smyth (Cakti Yoni) : space whisper. Didier Malherbe (Bloomdido Bad de Grass) : saxophones, flûtes. Tim Blake (H.T. Mooneweed) : synthétiseurs. Mike Howlett (Mr T. Being) : basse électrique. Pierre Moerlen (Pierre de Strasbourg) : batterie. Steve Hillage (Hillside) : guitare. Francis Linon (Venux de Luxe) : son. François Decourbe (Whizz) : lumières.

Gong Sheffield 1974 :

It was a dark and stormy night… Ou était-ce une nuit claire ? Je ne m’en souviens pas, mais du Sheffield City Hall, ça oui : un de ces vastes lieux de concert, datant de l’époque victorienne, qui honorent le blason de l’architecture anglaise, et que l’on peut louer pour des manifestations d’art contemporain, y compris le rock et le jazz. Ovale, imposante, coiffée d’une verrière ronde ressemblant à une soucoupe volante ou à une méduse, elle peut embarquer un millier de pèlerins et, une fois bien remplie, comme c’était le cas, ce soir-là, elle sonne bien. Les loges sont du même acabit, luxueuses et vieillottes. Après une bonne demi-heure de station sur la tête (rien de tel pour effacer les fatigues d’un voyage), et quelques douzaines de gammes, j’entendis le road-crew qui me houspillait pour venir participer à la balance. Je notai les premiers rangs déjà hérissés de bonnets pointus, dont certains pourvus d’une hélice : des membres de la G.A.S. (Gong Appreciation Society). Vnux de luxe à la console de son, Whizz à celle des lumières, la mise au point ne fut pas longue, le groupe avait l’habitude. Répète, repos, repas. Repus à moitié, comme il convient avant un concert, nous eûmes le loisir d’écouter la première partie : l’excellent Hatfield & the North, doté d’un ex-Gong, Pip Pyle, pour batteur. Pip, au milieu d’un solo, se mit à démolir à coups de marteau un petit mur de briques disposé à cet effet sur le devant de la scène. Les seventies, décade riche en expériences.

Notre set figurait plus ou moins une journée sur la planète Gong. Je vais tenter d’en faire le commentaire, à l’écoute de cette bande hélas incomplète et restituant un mixage de scène dont on excusera, je l’espère, certaines disproportions dues à ce fait.

Aube. Frisures en papillotes des synthés de Tim Blake, space whisher murmuré par Gilli Smyth, posent le décor. Les Docteurs d’Octave en procession hiératique, droits comme des bougies méditent et télépathisent. Les Pot-Head-Pyxies (lutins planants) déjà, jouent. Bâillements et étirements du saxophone soprano : le Soft Punk. La chaleureuse guitare d’Hillside évapore les gouttes de rosée et les revenez-y du sommeil.

BAMBOULE ! – « au boulot ! », exhorte Allen. La musique répétitive se veut un encouragement à l’existence, car on ne répète, en principe, que ce que l’on aime. Au moment où il deviendrait robotique, cet élan vers le travail dérape en jazz-valse. Le gnomophone est leader jusqu’au bout d’un sinueux tobogan d’accords, d’où il rejaillit dans un bain moussant de cymbales. Le temps de la communication : radio gnome invisible

Sur un dandinement rappelant une marche d’autruches à la Walt Disney, le premier « statement » (déclaration) de la journée : « Je te vois, mais tu ne me vois pas, je te sens, un jour j’étais toi, O Gnome ! R.G.I. – ou comment croire, et recevoir Des télépathétiques pouvoirs. Qui sait où va le vent ? Ouvre donc la fenêtre ! Pendant que tu crois en moi, Je crois en toi. » (bigre !)

Qui dit « vent » dit « tapis volant ». 1ère visite au marché persan. Après un condensé de mille & une nuits sur la route, l’orientation :

« Banana Nirvana, manana. »

Ah bon ! Des lendemains qui chantent … Des encore, des jamais, des déjà, des toujours … Et l’Ici & Maitenant, alors ? Main-tenant-main-tenant-main-tenant-main-tenant-main-tenant maintenant.

Et pourtant elle tourne … la planètre verte, l’hélice à la pointe des bonnets, la fumée en volutes vers la verrière du Sheffield City Hall, la sarabande gongomane, la basse de Mister T.Being, la biffure du rayon lazer de Whizz, la tête du pompier de service … Comment en douter sous un ciel aussi encombré de théières volantes ?

R.G.I. plus fort que la téloche ! Aparté musical de Bloomdido. Gosh Gully, that was a weird one !

Dingo Virgin, grand pataphysicien d’Australie, évoque les horloges de jambon, dans un monde où tout, d’ailleurs, serait fait de jambon. Cette image délicate conduit naturellement à une déclaration d’amour courtois :

« Monsieur le Pyxie, (le lutin) j’aime toi, j’aimerais bien être à ta place, j’aime ta gueule, l’espace où tu respires, et je t’encourage vivement à rester ici ce soir ! »

Bel exemple de solo de guitare wash & scat dans le style camembertien, suivi d’une impro lyrique en espagnolade sur deux accords, par un gnomophone à enfler les gonfanons.

TIC-TOC

Ode au temps. Ambiance saturienne. Vive le temps ! Le temps redevient à la mode ! « L’éternité », disait ce dieu blasé, « ça manque de rythme… » Je me rappelle que la guitare électrique de Daevid portait un gros chiffre 13 émaillé, une Télécaster qu’il tenait de Jimi Hendrix, et qui faisait parfois tourner autour de lui comme une faux. On voit une scène de ce genre dans le film de Jacqueline Wester « Gong et les Tarots », si ma mémoire est bonne. Ici il lui fait subir une intervention chirurgicale baptisée gliss armé d’un redoutable scalpel dont il caresse les cordes. (Combien de fois ne lui a-t-on pas volé son scalpel !)

La rythmique figure un défilé babylonien. Après un chorus de sax ténor décoiffant-malgré-le-gel, voici les célèbres hillagiennes, où le vaillant saumon saute encore et encore, tout à sa quête anadrome et patamotoque. Le morceau part en morceaux …

FLYING TEAPOT

Gliss à nouveau. Continuum de corde raide pour funambule. Belle basse lisse de T.Being-Howlett. Tim Black (High-tea Moonweed) ébroue sa chevelure de comète. Astiquez la rampe de lancement. Compte à rebours. Le refrain sacré des Anglais « Have a cup of tea ! » est sublimé par la répétition : « Have an other one ! » Notre chère audience lève les yeux. Un frisson, entre les objets plus tangibles, circule. Napperons, soucoupes, tasses, petites cuillères, fourchettes et couteaux de Sheffield, le tout décolle ! La danse du grand Riff cosmique secoue jusqu’aux fantômes du City Hall.

Flying saucer, flying tea-cup

From out of space, flying tea-pot…

Le melting-pot si loin déjà les angles de la terre, Pierre de Strasbourg nous raconte une histoire d’aérolithes, solo tout en grêle de tom-toms, fulgurances de caisse-éclair, crash et tonnerre, qui fait s’inquiéter de la résistance de la verrière déjà mentionnée plus haut. Comment douter encore de ce que les tambours soient capables d’amener la pluie ? (en l’occurrence, et par bonheur, ce sont des applaudissements).

MANGE TON CAPELIN !

Ce titre marlherbin inspiré du vermicelle orthographique relève de l’attitude symboliquement anthropophalique d’un qui aime tant ses amis qu’il veut connaître leurs numéros de téléphone par cœur. La pièce déboule par une intro de sax-ténor-de-rocaille sur chapeaux de roues, suivie d’un thème de quatre-à-quatre pour des gens pressés, car ils ont faim. On passe à un mode pentatonique javanais orné d’un motto très en vogue à cette époque dans la gongerie :

« Don’t dither, do it ! N’hésite pas, fais-le ! »

Cette recommandation s’inscrit en faux vis-à-vis de l’attitude hippy communément admise, de type : Slow-motion shoes, plenty of time to choose !

Elle fait écho à ce qu’écrivait le poète Maurice de Guérin à son père le 30 juin 1938 : « Rien n’est plus fâcheux que l’incertitude : mieux vaudrait un mauvais parti pris sur le champ, que le meilleur après de longues hésitations. »

Au sujet de l’existence réelle de la planète Gong, écoutez plutôt : « Hier j’ai grimpé dans un arbre pour me rapprocher d’elle. Puis j’ai réalisé qu’elle était un des points derrière ma paupière. »

« Banana Nirvana ? – Manana ! Tombola Bamboula oulah oulah ! »

Deuxième visite au marché persan.

Envoi : « À la fin de la journée quand il n’y avait plus rien à jouer que tu te retrouves tout seul avec R.G.I. il te reste un œuf d’ange pour le petit-déjeuner du lendemain ! »

Après tout ce fatras de vécu, l’espoir est intact, comme au premier jour de la Terre, l’horizon fraîchement scié, de répétitions en répétitions, répétitions, répétitions, Alors : à quand la répétition générale ?

Épilogue :

À la question : « L’âme meurt-elle aussi vite que le corps ? », Allen donne sa réponse : YOU CAN’T KILL ME.

« Tu peux réduire mon corps en bouillie, mes aïeux, ma progéniture, mon arbre généalogique, mais gare à mes avatars ! Moi = fils-de-papa –maman, mais pas seulement. Libre à toi de m’épargner, s’il te plaît, fais ce que tu veux, de toutes façons ! »

Ici Dingo s’offre métaphoriquement en holocauste. Hillside, pour mettre à l’épreuve la flexibilité de l’égo, prend un solo de guitare à 200 à l’heure, et Bloomdido une bouffée de ténor lunaire.

« Une fois pour le plaisir, une fois pour la peine… »

Coriace, l’âme, savez-vous ? Ou bien pensez-vous différemment ? « … et Toi, vieux Soleil, drôle de cible, wicked old target, qu’en dis-tu ? »

15 ans plus tard, nouveau coup de Gong.

Une autre incarnation de Gong Appelée « GONGMAISON », à Glastonbury. Le festival de Glastonbury, grand moment hippy qui rassembla autour 5000 personnes dans sa première et quasi-légendaire mouture de 1971, attire en 1989 dans les 100000 … Le morceau choisi de ce concert introduit Wandana : « There is a woman, she lives in the sky, see how she spins, see her fingers fly…

She changers everything she touches, everything she touches changes… »

Graham Clark est au fiddle, Bad de Grass à la flûte, Harry Williamson aux claviers, Daevid à la gratten, Shyamal Maïtra aux tablas, Wandana à l’harmonium indien et au chant.

« C’est une femme qui vit dans le ciel, voyez-là tourner, tourner, et comme ses doigts volent … Elle change tout ce qu’elle touche, Tout ce qu’elle touche en est changé … »

Des changements, des changements, des changements, des changements, des changements, des changements, des changements, encore des changements …

Didier Malherbe

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