Shakin' Street - Warrior's Set : Vampire Rock + Solid As A Rock - Live And Raw

Shakin' Street – Warrior's Set : Vampire Rock + Solid As A Rock - Live And Raw
  • Biographie
  • Type de produit : COFFRET 2CD + POSTER + LIVRET
  • Genre : Metal / Heavy Metal
  • Label : Axe Killer
  • Date de parution : 23 octobre 2009
19.90€ Ajouter au panier
  • Référence FGL : : AX0908139
  • Référence distributeur : : AX0908139
  • Code-barres EAN 13 : : 3700403502534
  • Code prix : : CPFG077
  • Image haute définition (501 Ko)
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TITRES
PRESENTATION

Le hard-rock a beau être un genre populaire dès la fin des années sixties, en fait via les premiers albums de Led Zeppelin et de Deep Purple, la France doit pourtant attendre plusieurs années pour voir une adaptation locale. Shakin’ Street et Trust seront les deux premiers groupes à oser le gros son, ceci dès la deuxième moitié des années 70 en pleine explosion punk. Deux styles, deux attitudes totalement différentes mais un résultat où les guitares constituent toujours la moelle épinière des morceaux.

La première apparition publique de Shakin’ Street remonte au 21 août 1976, en pleine canicule sur la scène du Premier Festival de musique punk à Mont-de-Marsan. Le groupe alors constitué de Fabienne Essaïgh "Shine" au chant, Jean-Lou Kalinowsky à la batterie, Eric Lewy et Louis Bertignac aux guitares et Corinne Marienneau à la basse se présente sous le nom de Speedball. Le nom a beau être complètement rock and roll, il fait référence à un mix de cocaïne et d’héroïne, l’organisateur du concert Marc Zermati leur conseille d’opter pour une référence moins adolescente, plus mûre. Une chanson extraite du deuxième album du MC5, Back In The USA fera parfaitement l’affaire.. Son nom ? " Shakin’ Street ".

Fabienne séduit d’entrée de jeu, par son charisme et sa voix, rocailleuse à souhait. Même sous la chaleur de l’après-midi le public découvre ce jour-là un groupe à suivre. Un groupe important dans l’histoire du rock français.

Régis Logivière : Très personnalisée, leur musique oscillait entre, en raison même de la composition du groupe (deux filles : l’une à la basse et l’autre au chant), entre Patti Smith et Suzy Quatro. Le guitariste n’est autre que Louis Bertignac, qui officiait récemment chez Jacques Higelin, et le groupe, largement applaudi, se fit remarquer en jouant " You Can’t Always Get What You Want ", en rappel… (Rock & Folk n°117)

Brenda Jackson : Composé d’une manière originale (2 filles et 3 garçons, le groupe a déjà pour lui une présence scénique indiscutable. La chanteuse Fabienne est un régal pour les yeux et sa vision fait oublier les défauts de mise en place... (Best n°99)

L’année 1977 commence par un changement de personnel que le public découvre en première partie de Eddie and the Hot Rods le 14 janvier sur la scène du Bataclan. Louis Bertignac et Corinne Marienneau sont partis rejoindre les rangs de Téléphone, leur premier concert a pris place le 12 novembre 1976 au centre Américain boulevard Raspail à Paris, ils ont été respectivement remplacés par Eric Armick Tigrane et Mike Winter. C’est cette formation qui écumera de nombreuses salles de concert hexagonales et qui signera avec CBS pour l’enregistrement d’un premier album. C’est cette formation également qui peu à peu se dégagera de ses influences Stoniennes pour se construire une identité propre et originale. Du rock lourd et primal porté par le chant de la chanteuse. Du rock au son énorme, mâtiné d’influences blues et qui se veut pénétré d’un esprit fonceur. La presse est d’ailleurs unanime. Tous les journaux spécialisés y vont de leur article élogieux, ceci dès la signature du contrat, alors qu’il n’y a encore aucune galette à se mettre sous la dent, ni de prestations publiques pour cause d’enregistrement. Le groupe est parti à Londres à l’Olympic studio pour graver ce qui historiquement reste le deuxième disque de hard-rock français, le premier est celui des Variations. Il sort au mois de février 1978 et s’intitule Vampire Rock.

Philippe Arnaud : Shakin’ Street est devenueune superbe machine de rock and roll, finis les temps morts entre chaque morceau, chaque titre s’enchaîne avec le précédent sans une faille… Shakin’ Street a prouvé que quand on y croit rien n’est impossible, désormais la scène rock française compte un groupe de plus qui est prêt à ruer dans les brancards, certains feraient mieux de commencer à envisager la retraite, parce qu’avec des concurrents comme ça la vie va être dure pour eux… (Rock En Stock n°10)

Robert Schlockoff : Ecoutez cette harmonie parfaite entre vocaux et guitares pendant des couplets admirables de retenue et de classe d’un groupe qui n’a pas besoin de reprendre " Johnny B.Goode " pour imposer un certaine idée du rock… (Rock’n’Roll Musique n°11)

François Ducray : Quant aux Shakin’ Street, avec un matériel de cette trempe ils démontrent que eux, au moins, savent mordre à belles dents… (Rock & Folk n°134)

En un peu moins d’une dizaine de chansons, le groupe s’avère comme le chef de file du hard-rock made in France. Chose étonnante, la France connaît cette révolution musicale exactement au même moment que sa voisine et éternelle rivale, la perfide Albion. Outre Manche, on assiste à la naissance d’Iron Maiden, Judas Priest et de Def Leppard. L’impact est énorme, peut-être plus qu’en France. Parce que la vente du disque y est déjà un métier, avec ses professionnels de la chose, que les lieux pour se produire ne se comptent plus et que l’écho y est retentissant. En France, Shakin’ Street est vite à l’étroit, partagée entre des papiers dithyrambiques et des radios qui ne les diffusent pas car ils chantent en anglais. Première porte de sortie, les Etats-Unis. Shakin’ Street est l’un des premiers groupes à tourner au pays de l’oncle Sam et à y jouir d’un vent extrêmement favorable. Pourtant n’oublions pas que la plupart des autochtones du pays d’Aerosmith et de Led Zep ne savent même pas situer la France sur une carte !

1978 et 1979 sont partagées entre les tournées et l’enregistrement d’un deuxième album. CBS, toujours persuadé qu’il détient là la perle rare, envoie ses poulains à San Francisco pour enregistrer sous la houlette de Sandy Pearlman, le producteur légendaire du Blue Oyster Cult et de Pavlov’s Dog ainsi que du guitariste Ross Funicello dit The Boss, ex Dictators. D’ailleurs, et pour ne pas faire les choses à moitié, cet album profitera d’une sortie aux Etats-Unis. Sa gestation aura pris plusieurs mois. Shakin’Street est dans les bacs au mois de mars 1980. Sur la photo de pochette, Fabienne explose sans doute pace qu’elle exulte de bonheur. Le contenu ressemble enfin à l’idée qu’elle avait dans la tête. Du rock and roll au son si énorme, si intense qu’il ne peut vous prendre que par surprise. Un parfait dosage entre l’imparable mur du son et les fioritures, on entend ici et là un piano voire des percussions qui disent l’énorme attention apportée à la besogne. Le cri primal n’est efficace que lorsqu’il est pleinement mis en valeur. Cela, le groupe l’a définitivement compris. Juste récompense, le morceau " Solid As A Rock " (en simili live sur le disque) deviendra un tube, un vrai, que l’on peut entendre au hasard d’une programmation radio. Pourtant cet album marque la fin de l’aventure. C’est qu’en quelques années le panorama de la production française est passé à la vitesse supérieure. Téléphone a profité de l’émergence des premiers combos punks (Bijou, Starshooter, Asphalt Jungle…) et est devenu le groupe fétiche des post-ado. Quant à Shakin’ Street, il a beau avoir ouvert la porte du hard à la française c’est Trust qui le premier s’engouffrera dans la brèche. Eux n’hésitent pas à écrire des textes à portée sociale, contrairement à Fabienne qui ne s’est jamais sentie réellement concernée par le chômage ou la violence des banlieues. Mais surtout, les paroles de Trust peuvent être facilement comprises car elles sont en français. De cet éternel problème de la langue, on pourrait évoquer ici le relatif succès d’un Little Bob Story ou des Dogs, Shakin’ Street souffre énormément. Elle avait pourtant rapidement résolu le problème, oubliant qu’une large frange n’entend absolument rien à la langue de Led Zeppelin : Je ne vois pas d’autre solution pour moi que de chanter en anglais. En ce qui me concerne, ce n’est pas une langue d’adoption, je l’utilise naturellement. J’écris mes textes en anglais et les chante sans effort. Je trouve très bien qu’un groupe comme Bijou chante en français mais cela m’est impossible, je ne peux pas…

Shakin’ Street sortira encore un live, Live And Raw (avec en invité Monsieur Jimmy Page !), avant de se dissoudre définitivement. Fabienne part s’installer à Los Angeles et continue une carrière de chanteuse. Eric Lewy aussi, avant de réapparaître d’abord sur des Bandes Originales de Film (Opération Corned-Beef et Les Visiteurs) sous le nom d’Eric Lévi, puis sous le pseudonyme d’Era en 1997. Il compose pour l’occasion une musique qui mélange consonances médiévales et arrangements électroniques new-age. Il s’en vendra plusieurs millions d’exemplaires.

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